About the Film
Director
Lee Ran-Hee
Country
Corée du Sud
Year
2025
Program
KFFC 3
Curated by
Équipe de programmation MAiFF
Description
Synopsis | Chang-woo, dix-neuf ans, passe le dernier semestre de ses années scolaires non pas en classe, mais dans un petit atelier d'usine inconnu, en tant que stagiaire industriel. Même sous le jugement froid de son superviseur, il découvre la joie du travail et un sentiment de camaraderie avec ses collègues, goûtant à la fois l'excitation et la peur d'entrer dans le monde du travail — sa douceur et son amertume.
Mais un adieu inattendu avec un collègue fait hésiter Chang-woo et le fait reculer d'un pas… Le film retrace les premiers pas palpitants que chacun d'entre nous a faits un jour : ce dernier semestre que nous partageons tous, ces débuts incertains remplis de petits courages et d'espoirs silencieux.
Note du programmateur | À qui appartient cette jeunesse, quand une personne peut se sentir si insignifiante simplement par manque de réussite ? Le film suit un jeune homme de 19 ans qui entre pour la première fois dans le monde du travail. Il observe de près la manière dont la société utilise les individus, leur apprend à endurer, et les amène finalement à remettre en question la mesure même de leur propre valeur. Chang-woo entre sur le marché du travail sans talent exceptionnel, sans statistiques impressionnantes, ni le privilège d'avoir le choix. Alors, ce que le film retient n'est pas une histoire de succès, mais l'effort de quelqu'un qui tente de donner un sens à sa vie dans un éventail limité d'options. Pour Chang-woo, le travail devient un moment où l'échelle de la dignité commence à vaciller. Un seul mot, un regard fugace, même la texture de l'atmosphère peuvent élever ou abattre son cœur. Malgré tout, il apprend, endure et continue de vivre. Le film perçoit la douleur de Chang-woo comme le poids d'une époque reposant sur un visage ordinaire. Son époque est marquée par le sentiment d'être poussé vers le néant. Et de l'autre côté, il y a l'envie d'échapper à cet état et de devenir enfin quelqu'un. Ces deux pressions opposées se rencontrent face à une société qui met à l'épreuve la dignité de l'existence même d'une personne. C'est ici que le film pose sa question fondamentale : un seul jour dans la vie d'une personne n'est-il pas déjà assez vaste et profond pour mériter tous les droits et le respect, indépendamment des rêves, de la chance et des réalisations ? Le film nous laisse imaginer une société qui apprend la dignité de l'existence avant d'apprendre l'échelle de la réussite, une société dans laquelle nous commençons à nous demander non pas ce que quelqu'un est devenu, mais comment il vit.





