About the Film
Director
Shunji Iwai
Country
Japon
Year
1995
Program
Cinéma de la Nouvelle Vague Asiatique
Curated by
Équipe de programmation du MAiFF
Description
Synopsis | Hiroko assiste au service commémoratif de son fiancé, Itsuki Fujii, décédé lors d'un accident d'alpinisme. Bien que la mère d'Itsuki lui dise que leur ancienne maison n'existe plus, Hiroko note l'adresse figurant sous son nom dans son annuaire scolaire et lui envoie une lettre. Étonnamment, elle reçoit une réponse et découvre qu'elle provient de son ancienne camarade de classe, une jeune fille qui se trouve également s'appeler Itsuki Fujii. Le travail d'Iwai dans les années 1990 a défini une nouvelle ère du cinéma japonais, créant ce qui est devenu l'"esthétique Iwai" – un style onirique et poétique marqué par une cinématographie époustouflante et une profonde sensibilité aux nuances de la jeunesse et de la mémoire. Son influence s'étend au-delà du cinéma, dans les clips musicaux et la culture pop, captivant le cœur d'une génération. Nous sommes ravis de présenter son chef-d'œuvre de 1995, Love Letter (ラヴレター). Histoire déchirante de quiproquo et d'amour perdu, ce magnifique film est devenu un phénomène culturel à travers l'Asie et reste un classique intemporel du cinéma romantique.
Note du programmateur | Se souvenir de quelqu'un, c'est vivre au temps de l'amour. Un sentiment qui ne faisait que passer revient lentement dans des paysages enneigés et dans le souffle des lettres. Un premier amour longtemps enfoui dans le cœur revient un jour sous les traits du présent. Une seule lettre, une voix hésitante et une confession jamais livrée projettent leur douce lumière sur une vie. L'amour s'installe ainsi, comme une saison qui s'infiltre profondément en quelqu'un et modifie délicatement la trame de son existence. Le film se souvient d'un amour passé et s'attarde sur le moment où cet amour découvre son propre nom trop tard. Il suit la durée silencieuse de l'amour et révèle des instants où même l'absence semble porter sa chaleur. En prononçant le nom de quelqu'un déjà parti, on peut encore redécouvrir une lumière vivante en soi. Cette reconnaissance tardive remodèle doucement tout le temps qui a précédé au nom de l'amour. Le film nous laisse avec une page en nous qui ne se tourne pas facilement. Nous restons avec le sentiment qu'un cœur que l'on croyait éteint était encore vivant et en mouvement. Nous restons aussi avec l'impression que l'amour continue de grandir en nous même après sa fin.





