About the Film
Director
Choi Jeongdan
Country
Corée
Year
2025
Program
KFFC 4
Curated by
Équipe de programmation du MAiFF
Description
Synopsis | Une chronique de 21 ans explorant la vie singulière et la pensée cosmique sur la mort et la vie de Kim Uchang, l'un des plus grands penseurs de Corée, qui mène une existence en parfaite adéquation avec sa philosophie savante. Depuis 40 ans, il vit avec son épouse Sul Soonbong dans une maison aux nombreux escaliers et au toit fuyant, d'où l'on peut apercevoir le ciel ouvert et les montagnes. Ses enfants l'exhortent à déménager, mais il n'en a aucune intention. C'est parce que, selon ses enfants, Kim estime que ce qui reste inchangé est éthiquement juste et que le confort est un mal. La maison représente donc Kim lui-même. Il conserve toutes les choses héritées de ses parents. Un jour, un accident survient, laissant son épouse alitée. Il gère le ménage seul, mais à mesure que son propre corps s'affaiblit, prendre soin de son épouse devient une lutte ardue. Il est absorbé par ses pensées, tentant d'écrire son dernier livre, 『L'Horizon des choses et de l'être』, mais n'a pas encore remis le manuscrit à l'éditeur. Quel sens les choses et sa maison ont-elles pour lui ? Pourra-t-il jamais achever son dernier livre ?
Note du programmateur | Le film observe la manière dont Kim Uchang, l'un des plus grands penseurs de Corée, traverse le temps sur une période de vingt et un ans. Une journée répétée, balayant la neige des marches, ramassant les journaux et s'asseyant à son bureau, devient lentement l'image la plus claire de sa pensée et de sa philosophie. Les saisons se succèdent dans leur ordre naturel. Les fleurs éclosent et fanent. L'été passe et l'hiver revient. Pourtant, au sein de ce flux, le centre de sa vie conserve son propre rythme sans jamais se presser. De cette répétition, le film façonne un sentiment de « l'éternel présent ». Le passé se disperse en archives, et l'ordre de la chronologie se relâche. Pourtant, sa vie quotidienne de lecture, d'écriture, de montées et descentes, et de réflexion reste intensément vivante avec la même profondeur, quel que soit le moment où elle est placée dans le temps. C'est pourquoi les manches effilochées de son vieux costume, le plafond qui fuit, les livres empilés et le canapé usé deviennent tous les témoins de son présent. Le film nous permet de voir son reflet dans la trame même de la vie. Il révèle ce que signifie pour une personne de vivre sa pensée à travers sa manière de vivre, et ce que signifie parler de se préparer à la mort tout en étant assis à son bureau et en tapant sur son clavier. Cette continuité tranquille porte la résonance la plus profonde du film. Comme la mer reçoit la neige qui tombe sans limite, son présent contient à la fois le temps passé et le temps à venir. Au sein de ce flux, nous en venons à voir qu'une vie humaine peut elle-même devenir une forme de pensée. Peut-être que « l'éternel présent » n'est qu'un autre nom pour l'attitude de vivre pleinement chaque jour comme le sien propre. Peut-être que le présent est, après tout, une manière d'être qui ne disparaît pas.





